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Chez les stoïciens, avant les vidéo Epictète : Sénèque
Lettre 1 à Lucilius, version exclusive de seneque.info
epictete un stoicien manuel et entretiens

Ne pas remettre au lendemain les règles de sagesse.

connaître la nature afin de la prendre pour guide Si Socrate est devenu Socrate...
fragment LI , soit 51 Ne pas remettre toujours au lendemain l'application des règles de la sagesse.

1 : Combien de temps encore vas-tu attendre pour t'estimer digne des plus grands biens, et cesser enfin d'enfreindre la règle qui doit déterminer ta vie ? Tu connais les principes qui doivent fonder ta réflexion ; c'est assez réfléchi ! Quel maître attends-tu, à présent, pour te décharger, sur lui, du soin de ton progrès moral ? Tu n'as plus quinze ans, tu es un homme m°r. Si désormais tu te montres négligent, si tu prends les choses à la légère, si tu continues à échafauder projet sur projet en reculant sans cesse le jour où tu devras enfin prendre soin de ta vie, tu ne feras aucun progrès, et, sans t'en rendre compte, tu finiras par vivre et mourir comme un homme ordinaire.

2 : Décide donc tout de suite de vivre en adulte résolu à progresser. Que tout ce qui te semble le meilleur te soit une loi incontournable. En présence de quelque tâche pénible ou agréable, glorieuse ou honteuse, dis-toi que tu dois te lancer ; que les Jeux olympiques sont ouverts ; que tu ne peux plus tergiverser et qu'en un seul jour une seule action peut anéantir ou confirmer ton progrès moral.

3 : C'est ainsi que se comportait Socrate qui n'écoutait, en toutes circonstances, que la règle dictée par la raison. Pour toi — même si tu n'es pas encore Socrate — vis au moins en t'efforçant de l'imiter.





aussi traduite par :

1. Combien de temps encore diffères-tu de te juger propre à ce qu’il y a de meilleur et de ne désobéir à rien de ce que la raison prescrit ? Tu as reçu les maximes envers lesquelles il fallait s’engager, et tu t’es engagé. Quel maître attends-tu donc encore pour lui transférer le soin de t’amender ? Tu n’es plus un jeune homme, tu es un homme fait. Si tu t’abandonnes maintenant à la négligence et à la paresse, si tu introduis sans cesse délais sur délais, si tu remets d’un jour à l’autre de faire attention à toi-même, tu ne t’apercevras pas que tu ne fais pas de progrès, et tu ne seras jamais philosophe de ta vie, y compris le moment de ta mort.

2. Prends donc dès maintenant le parti de vivre en homme fait et qui est en progrès, que tout ce qui t’est démontré bon soit pour toi une loi inviolable. S’il se présente quelque chose qui soit pénible ou agréable, avantageux ou nuisible à ta considération, souviens-toi que le jour de la lutte est venu, que tu es maintenant dans l’arène d’Olympie, que tu ne peux plus différer et qu’il ne tient qu’à un seul jour, à une seule action que tes progrès soient assurés ou compromis à tout jamais.
3. Si Socrate est devenu ce qu’il a été, c’est qu’en toute rencontre il ne faisait attention qu’à la raison. Quant à toi, si tu n’es pas encore Socrate, tu dois vivre comme si tu voulais être Socrate.



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