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Chez les stoïciens, avant les vidéo Epictète : Sénèque
Lettre 1 à Lucilius, version exclusive de seneque.info
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comment reconnaître le progrès dans la sagesse

des signes pour reconnaître celui en progrès
XLVIII A quels signes se reconnaît le progrès dans la sagesse


1. Conduite et caractère de celui qui n’est pas philosophe : il n’attend pas de profit ni de dommage de lui-même, mais de l’extérieur. Conduite et caractère du philosophe : il n’attend de profit ni de dommage que de lui-même.

2. Signes de celui qui est en progrès : il ne blâme personne, il ne loue personne, il ne se plaint de personne, il n’accuse personne, il ne parle jamais de lui-même comme de quelqu’un d’importance ou qui sait quelque chose. Quand il se sent contrarié ou empêché, il ne s’en prend qu’à lui-même. Quand on le loue, il se moque à part soi de celui qui le loue, et quand on le blâme, il ne se justifie pas. Il fait comme les gens relevant de maladie qui se promènent avec précaution pour ne pas déranger ce qui se remet, avant que cela ait pris de la consistance.

3. Il a supprimé en lui tout désir, et il a transporté toutes ses aversions sur ce qui est contraire à la nature dans ce qui dépend de nous. En toutes choses ses tendances sont modérées. S’il parait bête ou ignorant, il ne s’en inquiète pas. En un mot il se défie de lui-même comme d’un ennemi dont on craint les piéges.

OU

1 : Attitude et caractère de l'homme ordinaire : il n'attend rien, en bien ou en mal, de soi-même, et tout des circonstances extérieures. Attitude et caractère du philosophe : il attend tout, en bien comme en mal, de soi-même.

2 : Signes distinctifs de l'homme en progrès : il ne blâme personne, ne loue personne, ne reproche rien à personne, n'accuse personne ; il ne dit jamais rien qui tende à faire croire qu'il sait quelque chose ou qu'il est quelqu'un. En cas d'échec ou d'obstacle, il ne s'en prend qu'à soi-même. S'il reçoit des éloges, il rit en secret de celui qui les fait ; si on le critique, il ne cherche pas à se défendre. Il marche comme les malades, attentif à ne pas brusquer le membre en voie de guérison tant qu'il n'est pas cicatrisé.

3 : Tout désir lui vient de lui seul ; quant à l'aversion, il est entraîné à n'en éprouver que pour ce qui, tout en dépendant de nous, est contraire à la nature. Ses inclinations, quel qu'en soit l'objet, sont modérées. S'il passe pour stupide ou ignorant, il n'en a cure. En un mot, le seul ennemi qu'il ait à redouter, c'est lui- même.





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